Une journée avec « Train de plaisir », quatre conférences pour découvrir différents aspects de cette lithographie du 19ème siècle.

Dimanche 27 novembre 2022,

au Moulin de Kereon 29400 Saint-Sauveur

Inscription préalable : contact@moulindekereon.fr ou tél. 02 98 78 92 96

11 h / Le train et son évolution de 1827 à 1880

Benoît HUOT : passionné de train depuis plus de 70 ans

De la disparition des diligences aux « canaux d’air ». Le train amène à une approche différente du temps sur le territoire national et conduit à une harmonisation des horloges. Les temps de trajet modifient l’organisation de la société.

Les réseaux de trains secondaires se développent sur les départements avant l’harmonisation de l’écartement des rails et la création des 6 grandes compagnies ferroviaires.

14 h 30 / Histoire et techniques de la gravure, liées à l’édition

Jean-Yves BOISLEVE : ancien professeur à l’Ecole Régionale des Beaux- Arts de RENNES,                                  
ancien directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de LORIENT

Conférence et projection pour comprendre l’évolution des techniques manuelles d’éditions depuis le bois gravé jusqu’à la lithographie.

Cette présentation permet, grâce à des visuels, de saisir la différence entre les techniques de gravure des matrices, les résultats obtenus lors de l’impression et les progrès qu’elles apportent.

15 h 45 / La caricature face à l’apparition de nouvelles technologies

Jean-Claude GARDES : professeur (émérite) d’études germaniques,
Directeur de l’EIRIS (Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Image Satirique), de son site web www.eiris.eu et de la revue annuelle Ridiculosa

Dès la première moitié du dix-neuvième siècle, les inventions de nouvelles technologies et l’expansion progressive de leur usage furent un sujet inépuisable pour les caricaturistes. Les montgolfières, la guillotine, le télégraphe, pour ne citer que quelques exemples, furent alors pris pour cible. L’apparition des chemins de fer suscita également un peu plus tard mainte réaction, notamment sous le crayon de Daumier, qui publia plusieurs séries thématiques sur le sujet.

La gravure de Linder s’inscrit donc dans la continuité de ces premières caricatures, les trains de plaisir ayant fait l’objet de maint sarcasme. Comme bien souvent dans l’histoire de la caricature, l’innovation ne suscite toutefois pas forcément l’adhésion ou l’enthousiasme, le dessin satirique, contrairement à une idée reçue qui voudrait qu’il soit toujours d’avant-garde, exprime bien souvent la réaction hostile des contemporains aux choses nouvelles. La critique de Linder demeure cependant peu incisive, comparée à celle de bien d’autres gravures.

Quelques décennies plus tard, les premières automobiles, les premiers avions feront l’objet de critiques extrêmement virulentes, la peur de la modernité l’emportant le plus souvent sur l’exposition des avantages que présentent les nouvelles inventions.

16 h 45 / La restauration de la lithographie « Train de plaisir »

Dominique DOYARD : restauratrice livres et gravures formée au Centre de Restauration du Patrimoine Écrit et membre de l’Association internationale des restaurateurs livre et papier

Trouvée dans un état de dégradation fort avancé, cette gravure méritait une attention. La « lecture » du document dans l’état où je l’ai récupérée permet de déterminer une partie de son histoire et d’en déduire la procédure de travail à mettre en œuvre pour sa restauration.